VISITE DE L'ÉCOLE EN 2018

En date du 8 février, Juan-Carlos Rioja, président de l'association et son épouse Corinne Rioja, membre fondatrice se sont rendus aux îles Samoa afin de rencontrer la directrice de l'école, les enfants, de visiter les infrastructures et d'identifier leurs besoins.

Ce voyage a également été l'occasion d'expliquer notre engagement à leur égard et l'importance pour notre association de s'assurer que les fonds que nous pourrons réunir soient utilisés exclusivement dans le cadre de l'école.

Ci-dessous un rapport établi par notre président, Juan-Carlos Rioja :

Nous sommes arrivés le 8 février à l'aéroport de Faleolo. Madame Salape Ioane, principale de l'école et son époux, Monsieur Pologa Ioane, juge auprès de la cours de justice d'Apia étaient présents  pour nous accueillir. Ils ont été nos contacts durant toute la durée de notre séjour​.

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Le lendemain de notre arrivée, le cyclone Gita a touché les îles Samoa occasionnant de nombreux dégâts. Un grand nombre de foyers, écoles et institutions ont été privés d'électricité durant plusieurs jours. Cet épisode malheureux nous a donné, d'une part, un aperçu très précis des difficultés vécues par la population samoane face aux événements naturels auxquels ils sont régulièrement exposés. Et, d'autre part, de constater la solidarité et la générosité dont les habitants font preuve.

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Suite à cet événement, le gouvernement a imposé la fermeture des écoles primaires durant toute une semaine. C'est donc sans la présence des enfants que  nous sommes allés visiter l'école la première fois (allez voir les photos prises sur notre site, sous l'onglet "Ecole"). Le constat est inquiétant, les salles de classes sont vétustes et nécessiteraient des travaux de réfection et de réparation. Les bureaux, les tableaux noirs et les sols sont dans un état de dégradation avancé. Nous avons également constaté que la bibliothèque se résume à trois meubles dont les étagères sont pratiquement vides.

Madame Salape, voir interview sur notre site sous l'onglet "école", nous fait part de ses besoins :

  • Idéalement, la construction d'une nouvelle école sur un autre site, car le terrain sur lequel l'école est actuellement située présente un risque potentiel de glissement de terrain, elle est en relation avec l'administration de l'école (représentée par un groupe de villageois) et le gouvernement, mais les coûts générés par une telle opération sont trop importants et cela n'est pas envisageable pour l'instant.

  • Un bus afin de mettre en place un ramassage scolaire pour les enfants qui habitent loin de l'école et aussi pour permettre les déplacements des élèves lorsqu'ils se rendent sur le terrain de sport situé loin de l'école.

  • Du matériel scolaire tant pour les élèves que pour les professeurs.

  • Des professeurs supplémentaires,  à ce jour, seul quatre professeurs sont en place pour 247 élèves répartis dans huit degrés scolaires. Difficile dans de telles conditions de prodiguer un enseignement de qualité.  

 

Dans un pays où l'éducation des enfants est encore effectuée à l'ancienne (à la dure), nous demandons à Madame Salape Ioane qu'elle est sa vision par rapport à ce type d'éducation.  Elle nous assure qu'elle ne cautionne en aucun cas ce genre d'enseignement et qu'elle veille à ce que les professeurs de son école respectent les enfants comme il se doit.

Nous présentons à Madame Salape Ioane notre association et les buts que nous nous sommes fixés afin de leur venir en aide. Nous insistons sur le fait que pour l'heure nous ne savons pas quels sont les montants financiers que nous pourrons réunir pour les soutenir au mieux. Nous la sensibilisons sur l'importance que revêt pour nous le fait que les fonds que nous pourrons réunir soient intégralement utilisés dans le cadre de l'école. Elle me certifie que cela sera le cas et qu'elle me donnera les justificatifs de toutes les dépenses faites avec l'argent que nous leur mettrons à disposition.

Son époux, Monsieur Pologa Ioane, qui siège en qualité de juge à la cour de justice d'Apia me propose la création d'une antenne à Samoa de notre association Dylan4Samoa, dont il serait administrateur. Il suggère également l'ouverture d'un compte au nom de Dylan4Samoa à Samoa, sur lequel il nous donnerait l'accès afin que nous puissions voir tous les mouvements liés à l'utilisation des fonds. Nous sommes séduits par cette proposition qui nous permettrait d'avoir une transparence totale sur l'utilisation des fonds. Nous lui disons que nous soumettrons cette solution lors d'une assemblée extraordinaire que nous convoquerons lors de notre retour en Suisse

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Après la semaine de congé donnée aux élèves, nous nous rendons à l'école pour rencontrer les enfants. Ce moment est riche en émotion ! Les enfants âgés entre 5 et 12 ans sont adorables et terriblement curieux de nous voir dans leur classe. Nous profitons pour leur remettre des crayons que Caran d'Ache SA nous a généreusement donnés, des livres scolaires que nous avons achetés sur place et des Sugus que nous avons emportés avec nous.

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Nous revenons de notre voyage avec  plus que jamais la certitude que notre action est nécessaire et nous sommes convaincus que nos contacts sur place vont respecter scrupuleusement les buts que nous nous sommes fixés, ne serait-ce que pour Dylan qu'ils ont bien connu et énormément apprécié.

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Juan-Carlos Rioja et Corinne Rioja

 

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